01 Plonour LanvernNous, les acteurs d’APPROCHE, partageons l’idée d’une habitation alternative, soigneusement conçue suivant les règles de la construction bioclimatique, avec des matériaux biosourcés, écologiques, locaux, créant un climat intérieur sain et agréable, offrant une grande qualité architecturale et des besoins minimisés en énergie.

Mais nous ne pouvons pas créer une architecture saine et éco‐responsable sans réfléchir à l’urbanisme et aux questions liées aux déplacements quotidiens.

La France artificialise 236 hectares du sol par jour, soit la surface d’un département tous les 7 ans. La surface agricole a diminué de 34 millions d’hectares en 1960 à 27 millions d’hectares en 2013. En même temps, les centres‐bourgs des villages, des petites villes et même les centres‐villes de taille moyenne sont en déclin : les habitations existantes ne correspondent plus aux besoins actuels, et les commerces n’arrivent plus à conserver leur clientèle face à la concurrence des grandes surfaces.

Depuis 2016, avec le soutien du CAUE du Finistère (Conseil Architecture, Urbanisme et Environnement) APPROCHE prend position sur ces grands chantiers. La promotion de l’habitat participatif et des écoquartiers sont les 2 axes qui comportent le plus de potentiel : concevoir un bâtiment avec un collectif de futurs habitants et usagers permet d’anticiper la question de comment vivre ensemble, dans l’idée d’une mixité sociale et intergénérationnelle. Le partage des surfaces et la mutualisation de certains équipements (chaufferie, buanderie, atelier de loisirs, voiture, vélo etc.) permettent de faire des économies.

Un écoquartier, quant à lui est un quartier urbain qui s’inscrit dans une perspective de développement durable : il doit réduire au maximum l’impact sur l’environnement, favoriser le développement économique, la qualité de vie, la mixité et l’intégration sociale.

L’habitat participatif tout comme l’écoquartier, peuvent se développer en zone rurale mais plus idéalement encore s’intégrer dans un centre‐bourg, et contribuer ainsi à sa redynamisation.

 

Tankred Schöll
Architecte et co‐président de l'association APPROCHE‐Ecohabitat

 

Le groupe local de Kerné vous propose un café-débat,

MARDI 6 novembre à 20H
à l'effet papillon à Quimper, 22 route de Douarnenez

"Mobilités actives, quelle place pour le vélo en ville ?"

Coorganisé avec Kernavélo et le CAUE du Finistère
Entrée gratuite, ouverte à tous.

 Café Débat Effet Papillon Mardi6NOV2018

Les associations militant en faveur du vélo au quotidien et rassemblées au sein de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) se sont mobilisées à l'occasion des Assises de la mobilité fin 2017. C'est dans ce contexte qu'avait été lancée avec succès la première édition du Baromètre des villes cyclables, que Kernavélo a relayé en Cornouaille, recueillant près de 500 contributions à Quimper. Il ressort de ce Baromètre que les communes de Quimper Bretagne Occidentale "ont des efforts significatifs à faire pour permettre à leurs habitants de se déplacer confortablement et en toute sécurité". Avec une classification "défavorable au vélo", Quimper est en bas du tableau des villes de moins de 100 000 habitants. Rappelons que la prochaine édition du Baromètre des villes cyclables aura lieu fin 2019, veille des élections municipales.
Les Assises de la mobilité devaient jeter les bases pour 2018 d'un Plan vélo doté d'un fonds vélo dans le cadre d'une loi d'orientation des mobilités maintes fois reportée.
Après des mois d'intense lobbying des associations vélo auprès des ministères, peu après le remplacement de Nicolas Hulot par François de Rugy à la tête du ministère de  la Transition écologique et solidaire, le Premier ministre annonce le vendredi 14 septembre à Angers la création d'un Plan vélo doté d'un fonds de 350 millions d'euros sur la période 2018-2024.
Objectif de ce plan vélo :  porter la part modale vélo à 9% en 2024, année où Paris accueille les Jeux olympiques.
Notons que les chiffres les plus récents de la part modale vélo évaluée à Quimper remontent à 2013 (enquête déplacements Cornouaille de novembre 2012 à février 2013), et n'étaient sur cette période que de 0.5%, la moyenne française est de 3%.
Le chantier qui s'annonce est donc énorme et nécessite la mobilisation de tous les acteurs institutionnels et associatifs agissant dans les domaines de l'urbanisme, de l'architecture et des mobilités actives.

Approche, Kernavélo et le CAUE vous invitent de venir échanger autour d'une verre ou d'un plat chaud sur le sujet, mardi 6 novembre à 20h à l'Effet Papillon à Quimper.

Le café débat du 6 novembre sera suivi par un 2ème sur la "Mobilité douce et l'effet positif sur la ville" le 4 décembre 2018, même heure, même lieu.