• Rénovation et efficacité énergétique dans l’existant, ça bouge enfin !

La RT Ex ou Réglementation thermique des bâtiments existants est moins connue que sa soeur la RT 2012 qui s’applique aux bâtiments neufs. Cette règlementation est née en 2007, des suites de la RT 2005 avec pour objectif : « d'assurer une amélioration significative de la performance énergétique d'un bâtiment existant lorsqu'un maître d'ouvrage entreprend des travaux susceptibles d'apporter une telle amélioration ».

Ainsi la RT Ex définit les performances des parois à atteindre après rénovation et fixe des performances minimales pour l'élément remplacé ou installé.

Décriée dès les débuts par son manque d’envergure et ses performances très moyenne, certains la considérait comme déjà obsolète lors de son entrée en vigueur, et légalement périmée depuis 2012, car non réactualisée au bout de 5 ans comme le demande la réglementation européenne. D’ailleurs les critères à respecter pour bénéficier des aides à la rénovation, CITE et Eco PTZ, sont bien supérieurs à la RT Ex.

Nous, les acteurs d’Approche, partageons l’idée d’une habitation alternative, soigneusement conçue suivant les règles de la construction bioclimatique, avec des matériaux biosourcés, écologiques, locaux, créant un climat intérieur sain et agréable, offrant une grande qualité architecturale et des besoins minimisés en énergie. Même si le nombre de réalisations reste relativement modeste, cette approche de la construction se développe. Et je me réjouis d’en voir de plus en plus, ici en Bretagne et ailleurs dans le monde.

Mais comment se présente le lieu choisi, son environnement, le voisinage ? Quels sont les moyens de déplacement possibles, comment et où peut-on faire ses courses, comment se rend-on au travail ou à l’école chaque jour ? Y a-t-il des réseaux, à proximité, dans lesquels nous pouvons nous intégrer ? Quels sont les endroits pour rencontrer ses voisins et voisines, quels sont les sujets/les lieux/les moments que nous souhaitons partager ?

  • Un monde sans... viande*

Pour satisfaire la demande croissante de surconsommation de viande dans le monde :

  • 60 milliards d’animaux sont abattus chaque année dans des conditions souvent indignes,
  • 80 à 99% de ces animaux sont issus d’élevages industriels en France,
  • 15 500 L d’eau et 10 kg de protéines végétales sont nécessaires pour produire 1kg de viande de boeuf,
  • 18 millions d’hectares par an sont déforestés pour cultiver, essentiellement, du soja transgénique à destination de l’alimentation animale quand 1 être humain sur 9 souffre de malnutrition,
  • 18% des émissions de gaz à eff ets de serre sont émis par l’élevage,
  • La consommation de viande a été multipliée par 5 depuis la Seconde guerre mondiale, or les pays émergents notamment la Chine et l’Inde n’étant pas en reste nous sommes dans l’impasse : la planète ne peut pas supporter une alimentation à base de viande pour les 9 milliards d’êtres humains en 2050, alors qu’une alimentation à base végétale pourrait nourrir 20 milliards d’habitants.

  • La convergence des luttes

COP 21, nucléaire, aéroport de Notre Dame des Landes, RGE, OGM, TAFTA, loi travail, etc., autant de sujets qui fâchent, agitent un nombre croissant de personnes dans notre pays. Le peuple Français est bougon, un éternel râleur : rien d’étonnant donc, nous dira-t-on…

Les lanceurs d’alerte sont de ceux qui prennent le risque de dévoiler, de dénoncer des faits, quelquefois au péril de leur vie. Les médias, les réseaux sociaux relaient désormais les informations au vu et au su de tous, mais qu’advient-il de ces affaires ? Bien souvent, pas grand-chose… un beau soulèvement d’indignations, deux ou trois démissions à reculons, voire un procès et puis souvent un non-lieu, une condamnation symbolique… Et à force de pousser le bouchon… des voix s’élèvent.

  • Heureusement surprise !

Je fais partie de notre association Approche Ecohabitat depuis plus de 10 ans. Avant l’Ecopôle où nous nous sommes installés en 2015, avant Rostrenen où on était si contents de disposer d’un lieu (presque) central pour nos réunions en Bretagne, avant les groupes locaux créés fin 2008, plutôt au début, quand les forces vives se réunissaient à l’Ecopôle de Daoulas, quand on cherchait difficilement des infos sur les « matériaux sains » qui ne s’appelaient pas encore « bio-sourcés », que les vendeurs de matériaux conventionnels n’avaient jamais entendu les mots « bois certifiés », « ouate de cellulose » , quand je commençais à dessiner des maisons naturelles, que je ne savais pas que d’autres avaient les mêmes idées parce qu’on n'en parlait pas dans les médias, que la revue « La maison écologique » se créait... du temps des dinosaures quoi !