• La convergence des luttes

COP 21, nucléaire, aéroport de Notre Dame des Landes, RGE, OGM, TAFTA, loi travail, etc., autant de sujets qui fâchent, agitent un nombre croissant de personnes dans notre pays. Le peuple Français est bougon, un éternel râleur : rien d’étonnant donc, nous dira-t-on…

Les lanceurs d’alerte sont de ceux qui prennent le risque de dévoiler, de dénoncer des faits, quelquefois au péril de leur vie. Les médias, les réseaux sociaux relaient désormais les informations au vu et au su de tous, mais qu’advient-il de ces affaires ? Bien souvent, pas grand-chose… un beau soulèvement d’indignations, deux ou trois démissions à reculons, voire un procès et puis souvent un non-lieu, une condamnation symbolique… Et à force de pousser le bouchon… des voix s’élèvent.

  • Un monde sans... viande*

Pour satisfaire la demande croissante de surconsommation de viande dans le monde :

  • 60 milliards d’animaux sont abattus chaque année dans des conditions souvent indignes,
  • 80 à 99% de ces animaux sont issus d’élevages industriels en France,
  • 15 500 L d’eau et 10 kg de protéines végétales sont nécessaires pour produire 1kg de viande de boeuf,
  • 18 millions d’hectares par an sont déforestés pour cultiver, essentiellement, du soja transgénique à destination de l’alimentation animale quand 1 être humain sur 9 souffre de malnutrition,
  • 18% des émissions de gaz à eff ets de serre sont émis par l’élevage,
  • La consommation de viande a été multipliée par 5 depuis la Seconde guerre mondiale, or les pays émergents notamment la Chine et l’Inde n’étant pas en reste nous sommes dans l’impasse : la planète ne peut pas supporter une alimentation à base de viande pour les 9 milliards d’êtres humains en 2050, alors qu’une alimentation à base végétale pourrait nourrir 20 milliards d’habitants.

  • Les petites phrases des co-présidents

Pour mettre un peu de poésie dans cet éditorial de début d’année, nous avons décidé de l’écrire de manière collaborative et aléatoire, sur le modèle du "Cadavre exquis". C'est phrase par phrase que nous l’avons fait et voilà ce que ça donne, dans l’ordre d’arrivée des contributions :

  • Heureusement surprise !

Je fais partie de notre association Approche Ecohabitat depuis plus de 10 ans. Avant l’Ecopôle où nous nous sommes installés en 2015, avant Rostrenen où on était si contents de disposer d’un lieu (presque) central pour nos réunions en Bretagne, avant les groupes locaux créés fin 2008, plutôt au début, quand les forces vives se réunissaient à l’Ecopôle de Daoulas, quand on cherchait difficilement des infos sur les « matériaux sains » qui ne s’appelaient pas encore « bio-sourcés », que les vendeurs de matériaux conventionnels n’avaient jamais entendu les mots « bois certifiés », « ouate de cellulose » , quand je commençais à dessiner des maisons naturelles, que je ne savais pas que d’autres avaient les mêmes idées parce qu’on n'en parlait pas dans les médias, que la revue « La maison écologique » se créait... du temps des dinosaures quoi !

  • Planète ou no planète

Notre planète a 4,5 milliard d'années. Les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d'années. Environ 20 000 ans avant notre ère, la révolution du néolithique, par l'invention de l'agriculture, avait généré certains surplus de production permettant des échanges et donc l'accaparement de biens par une classe privilégiée. Mais la rareté énergétique est restée une constante de l'humanité jusqu'à ce que l'accès au charbon, en même temps qu'aux matières premières, prélevées notamment en Amérique, conduisent, il y a deux siècles, à la révolution industrielle. En naîtra rapidement une divergence entre les niveaux de développement de l'Occident d'une part, et du reste du monde d'autre part, et nous assistons aujourd'hui aux conséquences climatiques de notre boulimie énergétique qui pourrait bien conduire à la disparition de nombre d'espèces dont la nôtre.