Se dépêchant d’oublier leurs propres égarements, les décideurs se gargarisent à nouveau d’un prétendu « grand succès » de l’industrie nucléaire française, annonçant qu’il va sauver Aréva. En réalité l’industrie nucléaire mondiale est en déconfiture générale et irréversible comme le montrent les désengagements des groupes allemands RWE et EON et la faillite de l’américain Westinghouse.

Pour sa part la France est plombée par ses boulets Areva et EDF qui sont plus que jamais en déroute industrielle et financière malgré les ruineuses capitalisations déjà opérées et d’autres à venir. Dans la plus grande omerta, et sans être consultés les citoyens français vont devoir couvrir des pertes colossales : sous-estimation des prix de construction des EPR en Finlande et Chine, et à Flamanville, indemnités de retard à régler à ces deux pays, pertes qui vont être encore aggravées par les projets surréalistes de deux EPR à Hinkley Point en Angleterre et d’une usine de retraitement des déchets en Chine.

Alors que le risque d’attentat est aujourd’hui un risque majeur ; alors que de nombreux économistes nous avertissent d’une crise économique majeure très proche, l’euphorie générée par la signature des récents contrats chinois devrait inquiéter plus que réjouir. Comptons sur les militants de Green Peace pour continuer à déclencher des feux d’artifice symboliques à l’intérieur de « périmètres sécurisés », pour éclairer nos décisionnaires égarés au siècle des énergies renouvelables.

 

Pierre Morvezen
Adhérent de l’association APPROCHE-Ecohabitat