En guise d’édito


Dans le but d’élargir notre champ de réflexion et de diversifier les sujets abordés, nous avons décidé de donner la parole à des partenaires, des associations amies et même à des sympathisants.
Nous veillerons à ce que les propos publiés ne s’écartent pas de notre éthique tout en restant sous la responsabilité de leurs auteurs.
Nous commençons ce mois-ci avec des réflexions issues d’un de nos cafés-débats.

Réflexions de François Martin à la suite du débat du 9 janvier 2018 à l’Effet Papillon

Le riche débat de mardi soir m'a fait cogiter !
A la réflexion, nous sommes partis sur un malentendu sémantique qui nous a amenés à opposer "technique" et "Technologie" : or il ne faut pas les opposer car, tout simplement, la "technologie" est la combinaison des "techniques" (savoirs, savoir-faire) et des "outils" (appareils, machines,...) dont dispose l'Homme à un moment donné : https://fr.wikipedia.org/wiki/Technologie

  • Faisons vite, ça chauffe !

C’est avec ce slogan que, le vendredi 14 mai 2004, l'Ademe lançait sa campagne de mobilisation nationale sur les économies d'énergie et le changement climatique, planifiée sur 3 ans.

Presque 15 ans plus tard, une étude approfondie de la perception qu’ont les Français du changement climatique dresse « le profil d’une nation inquiète au sujet du changement climatique, mais encore trop peu mobilisée. Le sentiment d’efficacité de nos actions est faible et l’idée est très répandue que la responsabilité d’agir face au changement climatique incombe aux autres (aux entreprises, aux gouvernements et à la communauté internationale) plutôt qu’aux individus eux-mêmes. »

Matières premières secondaires

Les chantiers en France génèrent 260 millions de tonnes de déchets par an : 42 millions pour les bâtiments, le reste pour les travaux publics.

Pour le bâtiment, les déchets proviennent essentiellement de la démolition. La loi de Transition énergétique de 2015 a fixé un objectif de recyclage de ces déchets à 70% en 2020 et ce uniquement pour les déchets inertes et non dangereux.

L’hiver approche et nous sommes déjà en train de préparer le printemps, plus précisément la 9ème édition du  Printemps de l’Architecture et de l’habitat durables.

Cette manifestation annuelle qui a été mise en place en Finistère au Printemps 2010 dans la foulée des lois « Grenelle de l’Environnement » est portée par 6 partenaires « historiques » : l’Etat (DDTM et STAP), Brest Métropole, la ville de Quimper, le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement, la Maison de l’Architecture et des espaces en Bretagne, et le Parc Naturel Régional d’Armorique. Elle a pour vocation de permettre à un public très large (habitants, professionnels, élus, services, etc.) de partager des expériences réussies sur la manière d’urbaniser, d’aménager et de construire « autrement », de façon à la fois qualitative et durable. C’est pour ces différentes raisons qu’APPROCHE-Ecohabitat a décidé de rejoindre cette dynamique depuis l’an dernier.

Le radon, est-ce un problème ?

Beaucoup de monde commence à savoir que le radon est présent dans les bâtiments. Nos anciens disaient qu’il y en a toujours eu. Donc, ce n’est pas utile de s’inquiéter !

L’inquiétude, s’il y a inquiétude, ne doit pas venir que du seul radon. En effet, le temps passé moyen par Français dans un espace clos est en moyenne de 80 % de son propre temps. Ce qui n’était pas le cas auparavant avec une vie extérieure plus importante. Ensuite, les bâtiments d’habitation ont changé. Rappelons-nous des portes et fenêtres à « vents coulis ». Et quand la cheminée fonctionnait, il n’était pas rare de devoir ouvrir une porte. Donc, notre mode de vie a drôlement changé en 50 ans. Comme si cela ne suffisait pas, nous avons allègrement utilisé des produits manufacturés pour agrémenter nos intérieurs. Ainsi, planchers à clips, peintures à COV, meubles (je ne me souviens plus du nom), etc. En fait, notre intérieur a l’avantage de cumuler la pollution extérieure (plus ou moins importante suivant les lieux), augmentée de celle liée à l’usage intérieur et à son équipement.