Nous, les acteurs d’Approche, partageons l’idée d’une habitation alternative, soigneusement conçue suivant les règles de la construction bioclimatique, avec des matériaux biosourcés, écologiques, locaux, créant un climat intérieur sain et agréable, offrant une grande qualité architecturale et des besoins minimisés en énergie. Même si le nombre de réalisations reste relativement modeste, cette approche de la construction se développe. Et je me réjouis d’en voir de plus en plus, ici en Bretagne et ailleurs dans le monde.

Mais comment se présente le lieu choisi, son environnement, le voisinage ? Quels sont les moyens de déplacement possibles, comment et où peut-on faire ses courses, comment se rend-on au travail ou à l’école chaque jour ? Y a-t-il des réseaux, à proximité, dans lesquels nous pouvons nous intégrer ? Quels sont les endroits pour rencontrer ses voisins et voisines, quels sont les sujets/les lieux/les moments que nous souhaitons partager ?

Nous ne pouvons pas créer une architecture saine et éco-responsable sans réfléchir à l’urbanisme et aux questions liées aux déplacements quotidiens.

La France artificialise 236 hectares du sol par jour, soit la surface d’un département tous les 7 ans. La surface agricole a diminué de 34 millions d’hectares en 1960 à 27 millions d’hectares en 2013. En même temps, les centres-bourgs des villages, des petites villes et même les centres-villes de taille moyenne comme celui de Quimper sont en déclin : les habitations existantes ne correspondent plus aux besoins actuels, et les commerces n’arrivent plus à conserver leur clientèle face à la concurrence des grandes surfaces.

Il est temps qu’Approche prenne position sur ces grands chantiers et conçoive et propose des alternatives. La promotion de l’habitat participatif est selon moi l’une des propositions comportant le plus de potentiel : concevoir un bâtiment avec un collectif de futurs habitants et usagers permet d’anticiper la question de comment vivre ensemble, dans l’idée d’une mixité sociale et intergénérationnelle. Le partage des surfaces et la mutualisation de certains équipements (chaufferie, buanderie, atelier de loisirs, voiture, vélo etc.) permettent de faire des économies. Le projet peut également intégrer une crèche collective, des ateliers professionnels, des bureaux, un cabinet médical, une épicerie, toujours en lien avec le projet d’habitation et idéalement tenus par les habitants eux-mêmes.

L’habitat participatif peut se développer en zone rurale mais plus idéalement encore s’intégrer dans un centre-bourg, et contribuer ainsi à sa redynamisation.

Au-delà de l’habitation il est possible de présenter des solutions au problème des surfaces commerciales désaffectées des centres-villes. Il existe des exemples où l’installation d’entreprises d’insertion (ateliers de réparation ou de recyclage, boulangerie, café etc.) ont permis de créer un contrepoids aux commerces du « mainstream » et d’accompagner la redynamisation des centres-bourgs et des espaces publics.

Concernant les questions de déplacement, la problématique concerne déjà en interne notre association. Il faut trouver des solutions pour réduire les déplacements individuels en voiture :
- en réduisant et mutualisant les trajets à parcourir,
- en préférant le co-voiturage et les déplacements doux.

Le collège thématique « urbanisme et déplacements » a, dans un premier temps, pour vocation d’élaborer une position commune et de proposer des axes de travail sur lesquels l’association pourra s’engager.

Je compte sur votre participation.

Tankred Schöll

Actualités

J'ADHERE A L'ASSOCIATION !

Après l'enthousiasme des années précédentes, il est important de préserver ce dynamisme et de continuer sur notre lancée. Cela ne se fera pas sans vous et nous vous remercions d'avance pour votre engagement et votre confiance!

J'adhère ou je renouvelle mon adhésion sur HELLOASSO

J'adhère ou je renouvelle mon adhésion par courrier